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DE KIMBERLY, MÈRE DE DIEU : LE RÉCIT PAR
L’AUTEUR DE SA RENCONTRE AVEC SON HÉROÏNE,
LA PLAYMATE DE PLAYBOY DE JANVIER 1982,
KIMBERLY McARTHUR


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KIMBERLY, MÈRE DE DIEU
EST LE PREMIER DES DEUX ROMANS QUE RENFERME
BORD-DE-L’EAU

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LANCEMENT DE BORD-DE-L’EAU D’ANDRÉ PRONOVOST

Succès bœuf du lancement de Bord-de-l’Eau, au Petit Medley, les 3 et 4 février derniers. Salle pleine jusqu’au coin de Beaubien, les deux soirs. Poètes, flics, psychiatres, prophètes : gens de tous âges et de tout acabit. Fond de scène semé d’étoiles portant la signature des violonistes Virginie et Juliette Pronovost.

Maître de cérémonie : Pierina Saia, également choriste. Tout le monde exerce au moins deux fonctions dans cette entreprise cinglée qu’est Johnny B. Goode Productions. André Pronovost, en plus de chanter et de jouer de la guitare, écrit les livres !

Deux soirées inoubliables, donc. Allocution d’André Vanasse, vice-président et directeur littéraire de XYZ éditeur, suivie de celle, fort émouvante, de votre auteur préféré. Puis l’assaut fut donné : « Rock and roll garanti ou argent remis ! »

Un des temps forts de ce lancement pas comme les autres fut certes celui où André Pronovost, après avoir confié à l’assistance que « l’interprète de la prochaine chanson a beaucoup influencé ma carrière littéraire, mesdames et messieurs », a attaqué Blue Suede Shoes d’Elvis Presley. Les guitares ont pris feu. À l’instar de la batterie, le piano a eu vite fait de se jeter dans la mêlée. La foule s’est emportée et, comme la chose est observable dans certains cas de psychose grave, les fantômes subconscients sont devenus incontrôlables. La directrice littéraire d’une importante maison d’édition est montée sur une table et a dansé les seins nus, frénétiquement. Une sommité en études françaises, responsable d’un colloque universitaire sur la délimitation des champs de conscience dans la québécitude littéraire, s’est lancée par une des fenêtres en blasphémant comme un tôlier. Fallait voir les critiques littéraires du Devoir et de La Presse boire à même la bouteille, reprendre goût à la vie et faire toutes sortes de gestes obscènes ! Des chaises ont volé. On dénombre plusieurs blessés, dont le chien de poche d’une auteure de livres de recettes. Le Service de police de la Ville de Montréal, qui dit pouvoir compter sur l’entière collaboration de l’Union des écrivaines et des écrivains québécois, poursuit son enquête. Des accusations pourraient être portées.

Ci-dessous, la liste des pièces interprétées par Cavalcade d’étoiles, suivie de celle de ses chanteurs, choristes et musiciens :

Running Scared (Roy Orbison)
That’s All Right, Mama (Elvis Presley)
Cryin’ in the Rain (Everly Brothers)
Susie Darlin’ (Robin Luke)
American Pie (Don McLean)
Bye Bye Love (Everly Brothers)
Something (Beatles)
Here Comes the Sun (Beatles)
Pagayez (Zachary Richard)
Écrevisses (Zachary Richard)
J’entends frapper (Michel Pagliaro)
Câline de blues (Offenbach)

The Lily of the West (Chieftains)
Marie-Hélène (Sylvain Lelièvre)
La Troisième (Robert Prairie)
Fly Me to the Moon (Frank Sinatra)
She Belongs to Me (Bob Dylan)
Handle with Care (Traveling Wilburys)
Horse to Water (George Harrison)
Mustang Sally (Wilson Pickett) / I Feel Good (James Brown)
Stood Up (Rick Nelson)
Blue Suede Shoes (Elvis Presley)
All I Have to Do Is Drum (Guillaume Marquis)
Pretty Woman (Roy Orbison)

The Promised Land (Bruce Springsteen)
Johnny B. Goode (Chuck Berry)


Claude Goulet, voix, basse
Ghyslain « Beau-Blond » Lapierre, guitare
Yann Le Masson, piano
Guillaume Marquis, batterie
Robert Prairie, voix, guitare
Sophie Lavallée Prairie, violon
André Pronovost, voix, guitare
Jean-François Pronovost, voix, guitare, harmonica
Juliette Pronovost, violon
Virginie Pronovost, violon
Pierina Saia, voix
Juan « la Voix du Mexique » Torres, voix, saxophone, accordéon
Camille Trudelle, violon

 

CRITIQUE DE BORD-DE-L’EAU DANS LE MAGAZINE L’ACTUALITÉ

Ci-dessous, telle que parue dans l’édition du 15 avril 2006 du magazine L’actualité (en kiosque le 24 mars), la critique de Bord-de-l’Eau du journaliste Pierre Cayouette :

L’ÉCRIVAIN DU BORD-DE-L’EAU

Peu d’écrivains peuvent se targuer de rivaliser d’audace avec le romancier André Pronovost. Pour lancer Bord-de-l’Eau (XYZ éditeur), son plus récent livre, Pronovost a loué - et rempli au maximum de sa capacité - la salle de spectacle Le Petit Medley, à Montréal, et avec son groupe (nommé Cavalcade d’étoiles), il a enfourché sa guitare et interprété des chansons de Roy Orbison, Bob Dylan, Arlo Guthrie et Bruce Springsteen. Bord-de-l’Eau réunit en un seul livre les deux romans de Pronovost, Kimberly, Mère de Dieu et Que la lumière soit, et la musique fut. Les deux histoires se déroulent dans le même univers, celui du Vieux-Saint-Vincent-de-Paul, à Laval que l’auteur appelle le « Bord-de-l’Eau ». « Ce lieu, c’est une famille, une vision épique du monde », dit-il. Habile conteur, Pronovost met en scène des personnages que l’on ne croise pas ailleurs dans la littérature québécoise, ne serait-ce que cette Kimberly McArthur, la playmate du Playboy de janvier 1982.


ANDRÉ PRONOVOST
Bord-de-l’Eau
XYZ ÉDITEUR

LIVRE RÉUNISSANT
Kimberly, Mère de Dieu (1997)
suivi du récit par l’auteur de sa rencontre avec son héroïne,
la Playmate de Playboy de janvier 1982, Kimberly McArthur
Que la lumière soit, et la musique fut (2004)

LANCEMENT DOUBLÉ D’UN CONCERT ROCK !
CAVALCADE D’ÉTOILES

Le Petit Medley
6206, rue Saint-Hubert
Montréal, Québec
Vendredi 3 février 2006 20 h COMPLET !
Samedi 4 février 2006 20 h COMPLET !
Admission : 25 $


LE COÛT DU BILLET D’ADMISSION COMPREND UN EXEMPLAIRE DU LIVRE !

RÉSERVEZ DÈS MAINTENANT VIA :
info@andrepronovost.com
info@xyzedit.qc.ca
Kathryn Taylor : 514 525-2170

 

 


KIMBERLY, MÈRE DE DIEU

Kimberly, Mère de Dieu est le premier roman à jamais porter sur la célèbre Playmate de Playboy. Les petites gens du Bord-de-l’Eau sont sous le charme de la Playmate du mois, la belle texane Kimberly McArthur. Oh! là là! Les forces féministes et la droite religieuse s’unissent contre Kimberly. Les fillettes du Bord-de-l’Eau, elles, jouent à la balle molle. Tenez ben vos tuques : on part pour Fort Worth, Texas.

 

QUE LA LUMIÈRE SOIT, ET LA MUSIQUE FUT

Les joueuses de balle molle de Kimberly, Mère de Dieu ont maintenant vingt ans. L’une d’elles, la fille des Étoiles, vient tout juste d’être libérée du Centre de détention des femmes. Un comité dont la mission est d’aider notre amie à réintégrer la société du Bord-de-l’Eau est mis sur pied. Tout ça pendant que Johnny, un scientifique qui chante comme Roy Orbison, rédige un essai dans lequel il fait un rapprochement entre le thème biblique de la lumière et la lumière en tant que stimulus visuel.

 





TEXTE DU DISCOURS D’ANDRÉ PRONOVOST
Club Soda, Montréal, le 7 février 2004

Bonsoir,

Je veux d’abord vous remercier, tout le monde, d’avoir accepté notre invitation d’assister à ce lancement très spécial. J’apprécie énormément. C’est un des plus grands moments de ma vie.
Je remercie les parents et amis qui, tout au cours des quinze mois qu’a duré l’écriture de mon roman, m’ont encouragé. J’ai eu beaucoup de plaisir à l’écrire, et je suis certain que vous allez vous en apercevoir en le lisant.

Je remercie mon éditeur, monsieur André Vanasse, ainsi que ses collaborateurs, chez XYZ éditeur. La présente saison littéraire a drôlement bien commencé pour XYZ, avec la parution, comme vous le savez tous, de L’Histoire de Pi de Yan Martel. Souhaitons que cette belle saison se poursuive.

Je remercie Élisabeth. Tu es magnifique, Élisabeth. Je remercie Alexandre Ouimet, qui coordonne cette grande soirée. Merci aux personnes qui nous ont aidés. Prompt rétablissement à une amie très chère qui ne peut être ici ce soir, Arlette Zakaïb.

Je remercie mes amis musiciens, sans lesquels ce lancement eût été lumière sans être toutefois musique. Nous avons beaucoup de plaisir ensemble. Notre devise est la suivante : « Vaut mieux se prendre pour Elvis que se prendre pour un autre. »

Je remercie notamment Robert Tremblay et mon frère Jean-François. Il y a quelques années, l’un et l’autre m’ont encouragé à chanter et à jouer de la guitare, devinant, j’imagine, tout le bien que cela me ferait.

Now a few words in English for my loyal friends of the United States, here with us tonight. They came from Maine, Maryland, Massachusetts, Colorado, and California. Thank you so much. I love you all.

Je profite de cette tribune pour attirer votre attention sur deux œuvres de charité, deux fondations, qui me sont à cœur. Il y a celle de mon frère Alain, pour les enfants miséreux de Manille, aux Philippines, et celle de mon amie Susan Scott Krabacher, pour ceux d’Haïti. Je vous présenterai Alain un peu plus tard, car il chante avec nous. Je vous présente Susan. (Susie, please stand up.)

Quand vous quitterez, en fin de soirée, on vous remettra deux enveloppes – adressées à l’une et à l’autre de ces fondations. Je vous invite tous, une fois chez vous, à déposer quelques dollars dans chacune de ces enveloppes – et à les poster immédiatement.

Permettez-moi, en terminant, de saluer ma mère, ici présente. (Maman.) Ainsi que mon père, qui veille sur nous depuis là-haut!

Merci.



LE LANCEMENT LE PLUS AUDACIEUX DE TOUTE L’HISTOIRE DE LA LITTÉRATURE
– par Victoria Valentino

Je ne sais pas ce qu’on va dire de Que la lumière soit, et la musique fut d’André Pronovost, publié récemment chez XYZ éditeur. Il se peut qu’on n’en parle pas, ou si peu que pas. On sait que le nombre de choses magnifiques dont on ne parle pas dans notre monde assez spécial est en hausse.

Cela dit, prenez note, historiens : c’est à Montréal, au Québec, le 7 février 2004, dans un Club Soda rempli jusqu’au plafond, qu’a eu lieu le lancement de livre le plus hardi de tous les temps. C’est de là qu’est partie la toute dernière fusée pour Mars, si vous voulez mon opinion. Il faut d’autant plus souligner l’événement qu’André Pronovost est un auteur inconnu. Et qu’il a monté ce lancement sans le support de la machine médiatique, et sans aucun bailleur de fonds. Vingt-cinq dollars par personne, mesdames et messieurs, et un livre avec ça! Tom Parker n’aurait pas fait mieux. Une telle débrouillardise n’étonne guère chez quelqu’un qui s’est tapé d’un bout à l’autre, seul, le sentier des Appalaches. Mais il faut dire que les saints du rock veillaient.

Car l’incroyable réussite de ce lancement pas comme les autres est le fruit d’une rencontre inédite et contraire aux bonnes mœurs : celle des lettres et du rock and roll. Au Québec comme aux États-Unis, d’où je suis, on a un mal de chien à imaginer le lancement d’une œuvre romanesque – ce qu’est le roman d’André Pronovost – ailleurs que dans un salon feutré ou dans un de ces restos fréquentés par l’aristocratie littéraire.

Couplé à un spectacle rock réunissant quatorze musiciens, chanteurs et choristes, parmi lesquels André Pronovost, tel fut le lancement de Que la lumière soit, et la musique fut. J’entends la question : y a-t-il un lien entre Que la lumière soit, et la musique fut et ce lancement tout en rock and roll? Oui et non. Je vous renvoie au livre, petits curieux.

Il y a quelques années, André Pronovost s’est acheté une guitare, s’est offert trois leçons, puis s’est joint à son frère Jean-François et à quelques vieux dingues qui, les soirs d’épluchettes de blé d’Inde, donnaient dans le rock and roll. Et il s’est dit que, tant qu’à faire, il chanterait lors du lancement de son prochain livre. Domptant sa grande timidité, il a tenu parole.

Ce sacré Pronovost, le moins bon guitariste du groupe, possède en revanche une voix peu banale, d’une grande puissance lyrique, qui lui fait notamment imiter Roy Orbison. Et ses amis musiciens, amateurs tant qu’on voudra, font merveille à tour de rôle. Ils ont d’ailleurs donné à leur spectacle le nom de Cavalcade d’étoiles, emprunté à Cavalcade of Stars, qui désigna à la fin des années cinquante une des premières tournées de l’histoire du rock. Ils sont bons, joliment bons, et je sais de quoi je parle, mesdames et messieurs. J’ai chanté dans mon jeune temps. La cadette de mes filles est inscrite au Artist Recording Program du Musician’s Institute of Hollywood. Ma sœur, Liza Carbe, a été bassiste de tournée pour Fleetwood Mac.

Ne vous offusquez pas, distingués membres de la Société des lettres! La soirée a débuté sur une note très académique, aussi digne que vertueuse, avec un mot de bon accueil d’une élégante amie d’André, Élisabeth Robitaille, habillée d’une robe noire et disant avec grâce son amour des beaux textes. Silence d’église jusqu’au balcon. Puis André Vanasse, vice-président et directeur littéraire de XYZ éditeur, a dit d’André Pronovost plusieurs des choses que vous direz après avoir lu son livre. L’auteur s’est ensuite adressé à la foule, évoquant notamment la mémoire de son père, « qui veille sur nous depuis là-haut ». Jusque-là, donc, mis à part ce langage aussi vibrant qu’inhabituel, cette superbe profession de foi, rien de vraiment illégal.

Mais l’assaut fut donné avec The Promised Land de Bruce Springsteen. La batterie s’est emportée, à l’exemple des guitares. La basse a allumé la colère du piano. La salle a pris feu. Les violons ont souligné l’urgence de la situation. Deux vieux coups des Everly Brothers ont suivi, dont cet hymne au dépit adolescent qu’est l’immortel Bye Bye Love. Les voix étaient hautes et chargées d’émotion, et les guitares à la verticale. Puis, flanqué des violons fondant en larmes, André a joué les Roy Orbison. Quel joueur!

L’assistance – parents, amis et amis des amis – a eu droit à des pièces des Beatles, des Rolling Stones, d’Elvis Presley et de plusieurs autres. André Orbison s’est ramené en rappel avec un Pretty Woman à mi-chemin duquel, sur un mi soutenu de deux bonnes minutes, il a introduit les autres membres de Cavalcade d’étoiles : son frère Jean-François, beau comme un loup; Robert Tremblay, excellent; Robert Prairie, qui joue comme s’il contribuait à la création du monde. Dommage qu’il ne soit pas connu. Dommage que Claude Goulet, le gros bassiste venu de la Beauce, soit lui aussi un inconnu. Guillaume Marquis bat ses tambours avec le charme d’un dompteur d’ours. Inconnues, elles aussi, malheureusement : les choristes et cousines Pierina Saia, Sophie Desourdy et Lorraine Bouchard. Au piano : Marie-Hélène Pennestri, vingt-deux ans. Aux violons : Louis Trudelle et sa magnifique gamine de treize printemps, Camille. Alain Pronovost, le frère d’André et de Jean-François, s’était pointé des Philippines pour faire dum-dum sur Only the Lonely. Une famille pas comme les autres, ces Pronovost!

L’unique membre de Cavalcade d’étoiles à posséder une certaine notoriété, mesdames et messieurs, c’est moi, Victoria Valentino, une Playmate de Playboy d’un âge canonique. Débarquée de Los Angeles la veille, j’ai eu l’honneur d’interpréter Killing Me Softly With His Song et City of New Orleans.

Un autre honneur, plus grand encore : celui d’être romancée dans Que la lumière soit, et la musique fut. Tout comme cette autre ancienne Playmate, Susan Scott Krabacher, grimpée du Colorado, elle, pour assister à ce lancement. Savez-vous que l’assistante-rédactrice en chef de Playboy et responsable de la rubrique Playmate News, Alison Prato, a demandé qu’on lui envoie des photos et un compte rendu de la fête? Quel monde, Seigneur Jésus!

 



André Pronovost
dessin au crayon de Robert Dandurand, 1992

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