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KIMBERLY, MÈRE DE DIEU
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KIMBERLY, MÈRE DE DIEU
EST LE PREMIER DES DEUX ROMANS QUE RENFERME
BORD-DE-L’EAU
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BORD-DE-L’EAU
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ÉDITEUR

ANDRÉ PRONOVOST
Bord-de-l’Eau
XYZ ÉDITEUR
LIVRE RÉUNISSANT
Kimberly, Mère de Dieu (1997)
suivi du récit par l’auteur de sa rencontre avec son héroïne,
la Playmate de Playboy de janvier 1982, Kimberly McArthur
Que la lumière soit, et la musique fut (2004)
LANCEMENT DOUBLÉ D’UN CONCERT ROCK !
CAVALCADE D’ÉTOILES
Le Petit Medley
6206, rue Saint-Hubert
Montréal, Québec
Vendredi 3 février 2006 20 h COMPLET !
Samedi 4 février 2006 20 h COMPLET !
Admission : 25 $
LE COÛT DU BILLET D’ADMISSION COMPREND UN EXEMPLAIRE DU LIVRE
!
RÉSERVEZ DÈS MAINTENANT VIA :
info@andrepronovost.com
info@xyzedit.qc.ca
Kathryn Taylor : 514 525-2170
KIMBERLY, MÈRE DE DIEU
Kimberly, Mère de Dieu est le premier roman à
jamais porter sur la célèbre Playmate de Playboy. Les petites
gens du Bord-de-l’Eau sont sous le charme de la Playmate du mois,
la belle texane Kimberly McArthur. Oh! là là! Les forces
féministes et la droite religieuse s’unissent contre Kimberly.
Les fillettes du Bord-de-l’Eau, elles, jouent à la balle
molle. Tenez ben vos tuques : on part pour Fort Worth, Texas.
QUE LA LUMIÈRE SOIT, ET LA MUSIQUE FUT
Les joueuses de balle molle de Kimberly, Mère de Dieu
ont maintenant vingt ans. L’une d’elles, la fille des Étoiles,
vient tout juste d’être libérée du Centre de
détention des femmes. Un comité dont la mission est d’aider
notre amie à réintégrer la société
du Bord-de-l’Eau est mis sur pied. Tout ça pendant que Johnny,
un scientifique qui chante comme Roy Orbison, rédige un essai dans
lequel il fait un rapprochement entre le thème biblique de la lumière
et la lumière en tant que stimulus visuel.
TEXTE DU DISCOURS D’ANDRÉ PRONOVOST
Club Soda, Montréal, le 7 février 2004
Bonsoir,
Je veux d’abord vous remercier, tout le monde, d’avoir accepté
notre invitation d’assister à ce lancement très spécial.
J’apprécie énormément. C’est un des plus
grands moments de ma vie.
Je remercie les parents et amis qui, tout au cours des quinze mois qu’a
duré l’écriture de mon roman, m’ont encouragé.
J’ai eu beaucoup de plaisir à l’écrire, et je
suis certain que vous allez vous en apercevoir en le lisant.
Je remercie mon éditeur, monsieur André Vanasse, ainsi que
ses collaborateurs, chez XYZ éditeur. La présente saison
littéraire a drôlement bien commencé pour XYZ, avec
la parution, comme vous le savez tous, de L’Histoire de Pi
de Yan Martel. Souhaitons que cette belle saison se poursuive.
Je remercie Élisabeth. Tu es magnifique, Élisabeth. Je remercie
Alexandre Ouimet, qui coordonne cette grande soirée. Merci aux
personnes qui nous ont aidés. Prompt rétablissement à
une amie très chère qui ne peut être ici ce soir,
Arlette Zakaïb.
Je remercie mes amis musiciens, sans lesquels ce lancement eût été
lumière sans être toutefois musique. Nous avons beaucoup
de plaisir ensemble. Notre devise est la suivante : « Vaut mieux
se prendre pour Elvis que se prendre pour un autre. »
Je remercie notamment Robert Tremblay et mon frère Jean-François.
Il y a quelques années, l’un et l’autre m’ont
encouragé à chanter et à jouer de la guitare, devinant,
j’imagine, tout le bien que cela me ferait.
Now a few words in English for my loyal friends of the United States,
here with us tonight. They came from Maine, Maryland, Massachusetts, Colorado,
and California. Thank you so much. I love you all.
Je profite de cette tribune pour attirer votre attention sur deux œuvres
de charité, deux fondations, qui me sont à cœur. Il
y a celle de mon frère Alain, pour les enfants miséreux
de Manille, aux Philippines, et celle de mon amie Susan Scott Krabacher,
pour ceux d’Haïti. Je vous présenterai Alain un peu
plus tard, car il chante avec nous. Je vous présente Susan. (Susie,
please stand up.)
Quand vous quitterez, en fin de soirée, on vous remettra deux enveloppes
– adressées à l’une et à l’autre
de ces fondations. Je vous invite tous, une fois chez vous, à déposer
quelques dollars dans chacune de ces enveloppes – et à les
poster immédiatement.
Permettez-moi, en terminant, de saluer ma mère, ici présente.
(Maman.) Ainsi que mon père, qui veille sur nous depuis là-haut!
Merci.
LE LANCEMENT LE PLUS AUDACIEUX DE TOUTE L’HISTOIRE DE LA LITTÉRATURE
– par Victoria Valentino
Je ne sais pas ce qu’on va dire de Que la lumière soit,
et la musique fut d’André Pronovost, publié récemment
chez XYZ éditeur. Il se peut qu’on n’en parle pas,
ou si peu que pas. On sait que le nombre de choses magnifiques dont on
ne parle pas dans notre monde assez spécial est en hausse.
Cela dit, prenez note, historiens : c’est à Montréal,
au Québec, le 7 février 2004, dans un Club Soda rempli jusqu’au
plafond, qu’a eu lieu le lancement de livre le plus hardi de tous
les temps. C’est de là qu’est partie la toute dernière
fusée pour Mars, si vous voulez mon opinion. Il faut d’autant
plus souligner l’événement qu’André Pronovost
est un auteur inconnu. Et qu’il a monté ce lancement sans
le support de la machine médiatique, et sans aucun bailleur de
fonds. Vingt-cinq dollars par personne, mesdames et messieurs, et un livre
avec ça! Tom Parker n’aurait pas fait mieux. Une telle débrouillardise
n’étonne guère chez quelqu’un qui s’est
tapé d’un bout à l’autre, seul, le sentier des
Appalaches. Mais il faut dire que les saints du rock veillaient.
Car l’incroyable réussite de ce lancement pas comme les autres
est le fruit d’une rencontre inédite et contraire aux bonnes
mœurs : celle des lettres et du rock and roll. Au Québec comme
aux États-Unis, d’où je suis, on a un mal de chien
à imaginer le lancement d’une œuvre romanesque –
ce qu’est le roman d’André Pronovost – ailleurs
que dans un salon feutré ou dans un de ces restos fréquentés
par l’aristocratie littéraire.
Couplé à un spectacle rock réunissant quatorze musiciens,
chanteurs et choristes, parmi lesquels André Pronovost, tel fut
le lancement de Que la lumière soit, et la musique fut.
J’entends la question : y a-t-il un lien entre Que la lumière
soit, et la musique fut et ce lancement tout en rock and roll? Oui
et non. Je vous renvoie au livre, petits curieux.
Il y a quelques années, André Pronovost s’est acheté
une guitare, s’est offert trois leçons, puis s’est
joint à son frère Jean-François et à quelques
vieux dingues qui, les soirs d’épluchettes de blé
d’Inde, donnaient dans le rock and roll. Et il s’est dit que,
tant qu’à faire, il chanterait lors du lancement de son prochain
livre. Domptant sa grande timidité, il a tenu parole.
Ce sacré Pronovost, le moins bon guitariste du groupe, possède
en revanche une voix peu banale, d’une grande puissance lyrique,
qui lui fait notamment imiter Roy Orbison. Et ses amis musiciens, amateurs
tant qu’on voudra, font merveille à tour de rôle. Ils
ont d’ailleurs donné à leur spectacle le nom de Cavalcade
d’étoiles, emprunté à Cavalcade of Stars, qui
désigna à la fin des années cinquante une des premières
tournées de l’histoire du rock. Ils sont bons, joliment bons,
et je sais de quoi je parle, mesdames et messieurs. J’ai chanté
dans mon jeune temps. La cadette de mes filles est inscrite au Artist
Recording Program du Musician’s Institute of Hollywood. Ma sœur,
Liza Carbe, a été bassiste de tournée pour Fleetwood
Mac.
Ne vous offusquez pas, distingués membres de la Société
des lettres! La soirée a débuté sur une note très
académique, aussi digne que vertueuse, avec un mot de bon accueil
d’une élégante amie d’André, Élisabeth
Robitaille, habillée d’une robe noire et disant avec grâce
son amour des beaux textes. Silence d’église jusqu’au
balcon. Puis André Vanasse, vice-président et directeur
littéraire de XYZ éditeur, a dit d’André Pronovost
plusieurs des choses que vous direz après avoir lu son livre. L’auteur
s’est ensuite adressé à la foule, évoquant
notamment la mémoire de son père, « qui veille sur
nous depuis là-haut ». Jusque-là, donc, mis à
part ce langage aussi vibrant qu’inhabituel, cette superbe profession
de foi, rien de vraiment illégal.
Mais l’assaut fut donné avec The Promised Land de
Bruce Springsteen. La batterie s’est emportée, à l’exemple
des guitares. La basse a allumé la colère du piano. La salle
a pris feu. Les violons ont souligné l’urgence de la situation.
Deux vieux coups des Everly Brothers ont suivi, dont cet hymne au dépit
adolescent qu’est l’immortel Bye Bye Love. Les voix
étaient hautes et chargées d’émotion, et les
guitares à la verticale. Puis, flanqué des violons fondant
en larmes, André a joué les Roy Orbison. Quel joueur!
L’assistance – parents, amis et amis des amis – a eu
droit à des pièces des Beatles, des Rolling Stones, d’Elvis
Presley et de plusieurs autres. André Orbison s’est ramené
en rappel avec un Pretty Woman à mi-chemin duquel, sur
un mi soutenu de deux bonnes minutes, il a introduit les autres membres
de Cavalcade d’étoiles : son frère Jean-François,
beau comme un loup; Robert Tremblay, excellent; Robert Prairie, qui joue
comme s’il contribuait à la création du monde. Dommage
qu’il ne soit pas connu. Dommage que Claude Goulet, le gros bassiste
venu de la Beauce, soit lui aussi un inconnu. Guillaume Marquis bat ses
tambours avec le charme d’un dompteur d’ours. Inconnues, elles
aussi, malheureusement : les choristes et cousines Pierina Saia, Sophie
Desourdy et Lorraine Bouchard. Au piano : Marie-Hélène Pennestri,
vingt-deux ans. Aux violons : Louis Trudelle et sa magnifique gamine de
treize printemps, Camille. Alain Pronovost, le frère d’André
et de Jean-François, s’était pointé des Philippines
pour faire dum-dum sur Only the Lonely. Une famille pas comme
les autres, ces Pronovost!
L’unique membre de Cavalcade d’étoiles à posséder
une certaine notoriété, mesdames et messieurs, c’est
moi, Victoria Valentino, une Playmate de Playboy d’un âge
canonique. Débarquée de Los Angeles la veille, j’ai
eu l’honneur d’interpréter Killing Me Softly With
His Song et City of New Orleans.
Un autre honneur, plus grand encore : celui d’être romancée
dans Que la lumière soit, et la musique fut. Tout comme
cette autre ancienne Playmate, Susan Scott Krabacher, grimpée du
Colorado, elle, pour assister à ce lancement. Savez-vous que l’assistante-rédactrice
en chef de Playboy et responsable de la rubrique Playmate News, Alison
Prato, a demandé qu’on lui envoie des photos et un compte
rendu de la fête? Quel monde, Seigneur Jésus!
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André Pronovost
dessin au crayon de Robert Dandurand, 1992
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